Collégiale Saint Agricol

26 décembre 2013
Vers 1050, l’Église d’Avignon, dans son martyrologe, gardait le souvenir de Saint Agricol qui avait été « son glorieux évêque » et qui s’était rendu illustre « par le nombre de ses vertus et de ses miracles ».
Historiquement, pourtant, l’on ne sait rien de plus sur sa vie et sur son épiscopat. Il est très probable qu’il a vécu au VIIe siècle, qu’il fut moine à l’abbaye de Lérins avant son élection à l’épiscopat et qu’il mourut vers l’an 700. Une charte de 919 mentionne qu’il avait été inhumé dans l’église avignonnaise dédiée à saint Pierre.
A la fin du XIe siècle, une donation de l’évêque d’Avignon Arbert à ses chanoines fait état d’une abbaye Saint-Agricol.

L’église qui porte ce vocable apparaît au XIIe siècle, elle est érigée en collégiale en 1321 par le pape Jean XXII qui la dote de statuts et de revenus. Il est vraisemblable qu’à cette occasion s’opère le transfert des reliques du saint évêque de l’église Saint-Pierre à celle de Saint Agricol où elles sont encore conservées. Depuis la reconstruction de la collégiale aux XIVe et XVe siècles, le culte de son titulaire n’a pas cessé de se développer et de se populariser jusqu’à ce qu’il soit déclaré, en 1647, patron de la ville par l’archevêque César Argelli. Son nom le prédestinait à veiller sur les cultures et, selon les anciennes relations, il était invoqué avec succès pour obtenir la pluie dans les périodes de sécheresse.

Saint Agricol, église

Deuxième plus ancien édifice de la ville après la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, ce bâtiment religieux fut érigé au 7e siècle par l’évêque saint Agricol, rendu illustre par ses miracles et invoqué, notamment, pour obtenir la pluie dans les périodes de sécheresse.
Il abrite, derrière une façade typiquement provençale et de belles portes sculptées du 15e siècle, de nombreuses pièces intéressantes, dont le retable des Doni, de 1525, représentant l’Annonciation et un beau maître-autel en marbre blanc et jaune, oeuvre de Jean-Baptiste Péru datant du 17e siècle.
On peut y découvrir aussi plusieurs tableaux de Nicolas Mignard et Pierre Parrocel ainsi qu’un ensemble de tombeaux du 17e siècle.